les cépages rouges en bordelais

Cépages rouges

De nombreux cépages sont utilisé dans l’élaboration des vins rouges.

On y retrouve le cabernet franc, le cabernet sauvignon, le merlot et accessoirement le petit verdot et le côt (aussi appelé malbec).

Si tous les vins commercialisés sous l’appellation bordeaux résultent de  l‘assemblage de vins provenant de différents cépages, il est important de souligner qu’en fonction des appellations, les équilibres varient énormément. Ainsi, le cabernet sauvignon reste le cépage dominant en Médoc, alors que le merlot est dominant dans le libournais (Saint Emilion, Pomerol et Fronsac)

Le cabernet sauvignon

Cépage Cabernet Sauvignon

Il a été créé par croisement de cabernet franc et de sauvignon. C’est le cépage du Médoc par excellence, et ce pour plusieurs raisons :

  • sa floraison tardive qui évite les gelées de fin d’hiver
  • il donne des vins de grande puissance et des tanins assez durs pour permettre l’utilisation du bois dans l’élevage
  • sa peau est très épaisse et lui évite de se gonfler d’eau lors de précipitations

Le cabernet franc

Cépage Cabernet Franc

C’est un cépage assez proche des variétés de vigne sauvages. Il donne des vins équilibrés avec des tanins sans dureté et à vieillissement plus rapide que son cousin (le cabernet sauvignon). Il est utilisé partout en bordelais, et à égalité avec le merlot dans le libournais. Dans cette région il est connu sous le nom de « bouchet »

Le merlot

Cépage Merlot

C’est le plus souple des 3 grands cépages bordelais, il donne des vins de grande qualité à Saint Emilon et à Pomerol, et des vins à évolution plus rapide quand on l’associe au cabernet sauvignon. C’est aussi le cépage le plus présent (environ la moitié du vignoble en Bordeaux)

Le petit verdot

Cépage Le Petit Verdot

Nettement moins utilisé que les trois premiers. C’était le cépage des vins de palus qu’on  produisait tout le long de la Garonne autour de Bordeaux dans les zones inondables. Il donnait des vins très durs qui demandaient cinq ans de barrique pour être appréciables. Ils s’amélioraient surtout après voyage de plusieurs mois dans les cales des bateaux de transport (vins de cargaison [1]).

Dans les assemblages sa puissance et son acidité se transmettent dans les vins; en particulier dans les années 1800 « son ajout permettait de donner de la fermeté et de la couleur aux vins de Médoc les plus pauvres  en en mêlant un huitième, un qart et jusqu’à un tiers à ces vins »[1].

Le malbec (Nom bordelais du côt)

Cépage Le Malbec

Cépage tardif, il donne des vins colorés et riches , mais sa sensibilité aux maladies fait que sa part dans le vignoble bordelais est en forte régression. Dans les années 1900 il était majoritaire dans certaines appellations bordelaises (côtes de Blaye et de Bourg) mais après la crise du phylloxéra il a été presque supprimé de ces appellations. Il subsiste à Cahors sous le nom « auxerrois ».

Cépages blancs

Pour les vins blancs, d’autres cépages sont utilisés tels que le sauvignon, le sémilion et la muscadelle et plus rarement le colmbard, l’ugni blanc et le merlot blanc. Le sauvignon  quant à lui est plus présent dans les blancs secs, alors que le sémillon est la base des grands vins liquoreux. Pour aller plus loin sur ce sujet, pensez à consulter la page dédiée aux cépages blancs en Bordeaux.

[1] M.Paguiére, Classification et description des vins de Bordeaux et des cépages particuliers, Ed AUDOT 1829